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L'homéopathie

Historique et principes de l ’homéopathie

 

Nous sommes des vétérinaires praticiens ; nous nous donnons l’obligation d ’un diagnostic classique avant le choix d ’une technique médicale quelle qu’elle soit.

 Les médecines non-conventionnelles - dont les biothérapies - nous apportent des possibilités supplémentaires de guérir ou soulager nos malades ; nous avons la possibilité de choisir la technique qui nous semble la plus appropriée pour le malade et d ’en respecter alors complètement ses principes.

 

L’homéopathie est une technique médicale basée sur :

            La loi de Similitude

            Le principe de Totalité

            La règle d’infinitésimalité.

Ces bases ont été énoncées par Samuel Hahnemann (1755 Meissen-1843 Paris): médecin  cultivé, polyglotte, après de multiples expérimentations et observations, il fait une synthèse entre   * des idées  anciennes et peu exploitées en occident :

                                   -  traiter les maladies par le semblable

                                   -  s’intéresser à la totalité de l’individu

            * et des courants de pensée de son  temps :

                                   - diminuer les doses des médicaments administrés pour en limiter leur effet secondaire.

Un apport  fondamental  d’Hahnnemann  est l’utilisation de remède  dilué et dynamisé qui par la réduction des doses administrées  diminue considérablement les effets secondaires tout en conservant ou accroissant l’efficacité thérapeutique.

Hahnemann a consigné l’ensemble de ces bases dans les différentes éditions de l’Organon.

 Samuel Hahnemann

 

La loi de Similitude

Qu’est-ce ?

            C’est prescrire à un  malade un remède qui lorsqu’il est donné chez un individu sain provoque des symptômes analogues à ceux que l’on observe chez le malade.

Il est donc impératif de connaître ces symptômes “d’intoxication” chez l’individu sain. Hahnemann  expérimentera de nombreux remèdes, essayant de limiter l’effet  toxique en diminuant les concentrations  puis en  les dynamisant . Dynamiser c’est secouer énergiquement les préparations entre chaque dilution.

Il conseillera finalement de faire les expérimentations chez l’homme sain en donnant des doses répétées du remède à la dilution de 30CH , dilution encore aujourd’hui la plus couramment utilisée lors de ces expérimentations qu’on appelle pathogénésie.

Donc la loi de Similitude peut se définir comme donner à un individu malade un remède dont les symptômes décrits dans les pathogénésies sont analogues à ceux que l’on observe chez le malade.

Prenons un exemple :les chiens ou chats ayant avalé des poisons neurotoxiques de type strychnine, arsenic, organophosphorés, organochlorés (utilisés comme désherbants, fourmicides, …) présentent très souvent des symptômes semblables à ceux décrits dans la matière médicale homéopathique d’Arsenicum album. Un traitement avec uniquement des doses liquides répétées d’Arsenicum album 15CH donne des résultats spectaculaires, bien plus rapides que les traitements classiques.

 

Tous les remèdes utilisés sont-ils passés par l’expérimentation pathogénique ?

            Non ! Les données utilisées pour la prescription d’un remède sont recueillies à partir de 3 sources principales:

-la toxicologie et la pharmacologie

-les pathogénésies

-l’observation et l’expérience clinique.

Les pathogénésies ont été faites souvent sur peu d’individus et d’autre part elles n’ont  été faites que chez l’homme -sauf exception d’ordre expérimentale -, ce qui pose des interrogations en médecine vétérinaire, notamment sur la concordance des symptômes d’une espèce à une autre.

 

Homéopathie et Allopathie

            Hahnemann donne le nom d’homéopathie à cette technique   ( du grec homoion : semblable   et  pathos : maladie )  et allopathie à “l’autre” médecine.

 

Similimum et simile ?

            On appelle Similimum un remède en Similitude

            On appelle Simile un remède en similitude partielle

 

La loi de Similitude, une idée nouvelle ?

            Non ! Elle a été formulée depuis la haute antiquité et on en trouverait des exemples dans la Bible ou dans des textes sanscrits.

Mais classiquement on fait remonter à Hippocrate - le père de la médecine - et à l’Ecole de Cos  vers 500 av. J.C., la formulation de la possibilité de soigner par le semblable; plus précisément  ces premiers médecins indiquaient qu’il y avait 3 manières de soigner:

            par le semblable                                        

            par le contraire

            par la parole

Ainsi le “ similia similibus curantur “ (le semblable est guéri par le semblable ) d’Hahnemann se retrouve exprimé dans bien des textes anciens  :

- “vomitus vomituri curantur ....” (  le vomissement se guérit par le vomissement  )

-  Democrite dans une lettre à Hippocrate  indique que l’héllébore -dont on connaissait l’action toxique -  “produisait et guérissait l’aliénation mentale”.

-......

Puis Galien, Avicenne et Aristote  inspirèrent le développement de  la “voie  des contraires”; cette approche médicale supplanta les 2 autres sans doute parce qu’elle est plus facile d’accès intellectuellement  par son côté interventionniste : on traite la maladie en intervenant sur ce qui la provoque ou en essayant de limiter ses inconvénients.

 

Le traitement par les semblables n’était connu et utilisé que par quelques érudits , intellectuels,  personnalités médicales ou alchimistes comme Pascal, Montaigne, Descartes. Et surtout Paracelse qui développa la théorie des signatures : l’homme peut trouver dans la nature tout ce qui est bon pour se soigner; il lui faut décrypter le langage de la nature : ainsi le suc jaune de la Chélidoine ( Chelidonium majus ) proche de la couleur de la bile nous montre l’indication thérapeutique de cette plante. Goethe qui défendait cette théorie des signatures considéra  Hahnemann comme le nouveau Paracelse... Hahnemann refusa cette filiation se voulant scientifique, basant son travail sur l’expérimentation et sur l’observation et non sur des considérations alchimiques.

 

Mais la médecine conventionnelle offre de nombreux exemples de traitement des semblables par les semblables:

-ainsi historiquement l’utilisation du  soufre dans les affections cutanées

-puis l’utilisation des vaccinations

-enfin plus récemment près de 60% des médicaments cytotoxiques utilisés en cancérologie sont eux-mêmes cancérogènes. L’action attendue est effet de la dose administrée.

 

Notons que pour la troisième voie, celle de la parole, il a fallu attendre Freud  et le début du XX siècle, pour qu’elle se développe.

 

Pourquoi donner un remède en Similitude ?

            En donnant un remède en Similitude, le médecin provoque chez le malade une maladie artificielle analogue à celle qu’on observe lors des pathogénésies chez l’individu sain . Quand à une maladie déjà existante vient s’en joindre une nouvelle qui a plus ou moins d’affinité avec elle, la nouvelle maladie fait cesser l’ancienne . Cette conception thérapeutique tirait  argument des  lois de la physique : ainsi 2 boules, animées d’une force égale de propulsion, qui se rencontrent, s’arrêtent sur le champ. Mais aussi de l’observation clinique: dans les épidémies de scarlatine, on observe des cas de rougeole qui se greffent sur la scarlatine; dans ce cas le cours de la scarlatine est interrompu, la rougeole suit son cours, puis une fois en phase de récession, la scarlatine reprend son cours. En médecine vétérinaire, l’utilisation des abcès de fixation peut en  être un autre exemple . Jusqu’au développement d’antibiotiques efficaces, chez les animaux ( chevaux et animaux de rentes ) , dans les cas d’infections chroniques on provoquait volontairement un abcès afin d’accélérer la guérison en restimulant le système immunitaire.

L’objectif du médecin est donc de provoquer une maladie artificielle qui se rapproche le plus de la maladie naturelle.

La maladie artificielle ne doit pas être plus violente que la maladie naturelle d’où la recherche de doses toujours plus petites et plus efficaces. Hahnemann  en diluant arriva à des dilutions si basses qu’elles ne contiennent plus de molécules du remède originel (< Avagadro ); en dynamisant ces préparations entre chaque dilution, il s’aperçut qu’il conservait ou augmentait l’action thérapeutique. C’est le passage de l’action moléculaire d’un  remède à l’action informationnelle. Il n’y a plus de molécules, il y a de l’information. C’est l’hypothèse que nous défendons, à la suite du professeur Madeleine Bastide.

 Dans certains cas, les effets de la maladie artificielle associés à ceux de la maladie réelle se conjuguent provisoirement entraînant une aggravation transitoire des symptômes; c’est ce qu’on appelle l’aggravation homéopathique qui annonce généralement un bon pronostic.         

 

Le principe de Totalité

Qu’est-ce ?

            Il s’agit pour le médecin ou le vétérinaire de soigner le malade et pas de traiter la ou les maladies . La différence est importante quant aux objectifs et à la pratique.

Pour Hahnemann la maladie est globale, elle affecte la totalité de l'être. Il s'agit d'une rupture de la force vitale, elle correspond au dérèglement initial. Ne traiter que les maladies revient à chroniciser un malade en lui faisant faire du ping-pong entre d'innombrables maladies, traiter la maladie revient à guérir le malade.

 

Une idée nouvelle ?

            Non . Déjà Hippocrate et ses disciples avaient une vision synthétique de l’homme, l’intégrant   dans son milieu  et son environnement : “ce qui est un est à la fois un et le tout “ . La maladie n'est nullement une entité séparée  du tout vivant de  l'organisme, quelque subtile qu'on puisse l'imaginer.

Cette notion de totalité se retrouve dans d’autres cultures et d’autres techniques médicales comme l’acupuncture ( elle est revenue récemment “à la mode” dans les approches holistiques).

 

Qu’est-ce que la force vitale ?

            C’est une notion intuitive, très ancienne ( Hippocrate, ...), non-expliquée “scientifiquement”, utilisée  encore aujourd’hui  surtout dans le cadre des médecines non-conventionnelles ou en psychologie, que l’on peut définir comme une force d’organisation et de cohérence de l’organisme. L’état de malade  reflète une perturbation de cette force vitale.

 

 Qu’implique le principe de totalité ?

            1) de s’intéresser à la Totalité de l’individu c’est-à-dire de caractériser l’individu. Pour cela l’homéopathe doit chercher les symptômes les plus caractéristiques du malade: les plus frappants, les plus originaux, les plus inusités et les plus personnels

                                                                               

            2) le thérapeute doit différencier les  symptômes conventionnels qui lui permettent de faire un diagnostic nosologique (mettre un nom à la maladie), des symptômes homéopathiques qu’il utilise dans son approche.

Les maladies sont constituées par des groupes de symptômes comprenant:

-- d'une part des "signes" allopathiques (permettant d'établir un diagnostic nosologique allopathique)

-- d'autre part des "symptômes" homéopathiques personnels, individuels, différents d'un malade à l'autre.

Ces deux catégories séméiologiques sont mélangées.

Un "signe" est un fait à l'état brut: fièvre, dysphagie, toux, diarrhée... c'est une des matières premières de l'allopathe. Les signes ne sont peu exploitables en l'état par l'homéopathe et doivent être précisés afin de devenir des symptômes qui deviennent alors la matière première de  l'homœopathe

 Un "symptôme" est un signe qui a été précisé, qualifié par:

                 Une localisation

                 Une sensation :

                 Une ou des modalités d'amélioration (>) ou d'aggravation (<) du  signe

                 Un ou des concomitants

Par exemple : mon chien, depuis qu’il est malade, est collé contre le radiateur brûlant ; il semble frileux. Habituellement calme, mon chat n’arrête pas de bouger et de miauler, il semble anxieux ou ne pas savoir ce qu’il veut. 

 

Pratiquement en médecine vétérinaire, la pratique des animaux de compagnie peut se rapprocher de celle de la médecine humaine; mais il n’en n’est pas toujours le cas: ainsi dans le cas des élevages industriels, l’homéopathe s’intéressera par exemple à la suppression des signes morbides amenant un préjudice économique et non au rétablissement de l’état de santé.

           

3) de prendre  le temps de l’examen. L’observation du malade tient une part  importante quant à la réussite du traitement. L’observation doit permettre de comprendre  les facteurs susceptibles d’engendrer la rupture de l’équilibre que représente l’état de santé.

Tout d’abord le médecin ou le vétérinaire doit s’intéresser à la périphérie du malade, c’est-à-dire son environnement, son alimentation.

Ainsi le vétérinaire doit être zootechnicien, diététicien et “un bon” généraliste.

Hahnemann insiste ainsi sur les trois points essentiels qui forment l'anamnèse complète du cas: L'individu, avec ses prédispositions, et sa constitution,

              L'étiologie (causalités, etc.),

              La symptomatologie (le mode réactionnel).

Cette approche  plus globale commence a être préconisée en médecine vétérinaire conventionnelle comme nous le montrent le développement de la diététique ou l’approche actuelle des pathologies cutanées du chien ou du chat.

 

                                   La règle d’infinitésimalité

Qu’est-ce ?

            Hahnemann comme bien des médecins de son temps est  effrayé par les excès de la médecine conventionnelle qu’illustrent les purges et les saignées déjà dénoncées par Molière; médecine peu efficace et souvent dangereuse . Sa priorité est de trouver une technique non-dangereuse: <> . En diminuant les doses puis en les dynamisant il rend le médicament pratiquement sans effets secondaires.

L’apport original d’Hahnemann est dans cette pratique de la dynamisation des dilutions successives : la dynamisation est une agitation vigoureuse de la préparation dans le plan vertical.

Après avoir testé différentes sortes de dilutions/ dynamisation , Hahnemann préconisa les dilutions centésimales “hahnemanniennes” ( exprimées en CH ) et les dilutions décimales ( exprimées en DH ).

1 dilution CH = 1 goutte de la dilution précédente dans 99 gouttes d’eau puis succussion

1 dilution DH = 1 goutte de la dilution précédente dans 9 gouttes d’eau puis succussion

A la fin de sa vie , Hahnemann accepta l’utilisation d’autres dilutions comme celle utilisée par Korshakov ( exprimée en K )

1 dilution K =  la dilution précédente est mise dans un flacon; puis il y a succussion; le flacon est vidé  ( et non rincé ) et de nouveau rempli d’eau pour une nouvelle dilution .

 

Ces 3 types de dilution sont toujours utilisées .

 

L’objectif ?

            Trouver la bonne dilution/dynamisation du remède susceptible de provoquer une maladie artificielle d’intensité suffisante pour contrecarrer la maladie réelle.

 

L’intérêt

            Pratiquement très peu d’effets secondaires de la médication ( les aggravations homéopathiques ) et absence de résidus.

 

 

                                               Les Maladies chroniques

Qu’est-ce ?

            Depuis l’antiquité,  les thérapeutes ont constaté que les individus réagissent différemment face à la maladie, dans les cas aigus comme chroniques (ex: les tempéraments d’Hippocrate ); il a été ainsi défini le terme de diathèse qui signifiait une disposition morbide, c’est-à-dire une tendance naturelle qu’ont certains individus à développer un certain type de pathologie.

Dans le cadre des médecines non-conventionnelles, on appelle diathèse un mode réactionnel pathologique caractéristique de l’individu, orientant ses réactions morbides de manière toujours analogue, quelle que soit la nature du stress pathogène suivi.

C’est la prévalence de l’étude du  terrain sur celle de l’agent pathogène.

Hahnemann dans son traité des  Maladies Chroniques ( 1828 ) décrit 3 diathèses qu’on appelle Maladies Chroniques Hahnemanniennes (M.C.H.)

: La Psore    La Sycose    La Luèse

Nebel relancera au début du XX siècle la notion de diathèse en rajoutant:

Le Tuberculinisme et le Cancérinisme

Dans le cadre du G.E.B., nous pensons qu’on peut retrouver et utiliser “facilement” les notions de

Psore              Tuberculinisme                   Sycose                        Luése

 

La Psore se caractérise par des éliminations centrifuges, régulières, -cycliques-, respectant les organes concernés, et alternant la peau avec les autres muqueuses et notamment le tube digestif..

Le Tuberculinisme est  proche de la Psore mais l’alternance rythmique des éliminations centrifuges est perturbée et les éliminations se font souvent au détriment d’un organe ou système et en particulier le système respiratoire.

La Sycose se caractérise par la difficulté pour l’organisme d’éliminer à l’extérieur; il stocke dans le milieu extra-cellulaire. Les infections deviennent chroniques; le système génital est rapidement touché.

La Luèse se caractérise par des “éliminations” centripètes, souvent cycliques, touchant des organes ou systèmes nobles ( cardio-vasculaires, nerveux, os-cartilage...). Les états infectieux sont rares et très pénalisants ( gravité des lésions et des organes touchés ).

 

Ces notions de maladie chronique et de diathèse qui retrouvent une certaine “jeunesse” quand elles sont abordées aujourd’hui du point de vue de l’immunologie, permettent au médecin de prévenir les maladies: la prévention  est un autre héritage hippocratique très cher à Hahnemann.

 

                                   Rapide historique de l’homéopathie

 

Son développement

            Dans la première moitié du XIX siècle l’homéopathie  apparaît   comme une technique médicale moderne, basée entre autre sur l’observation fine et sur l’expérimentation - quelques décennies avant Claude Bernard -; elle séduit  médecins et intellectuels ainsi que des “grands de ce monde “ . Elle se répand rapidement dans différents pays sous l’influence de personnalités médicales qui le plus souvent ont pu tester sur elles-mêmes ou sur des proches l’efficacité de l’homéopathie. Quelques noms célèbres : Boenninghausen, Jahr, des Guidi, Hering, Kent,.... Elle se heurte constamment à la médecine conventionnelle dans des combats qui depuis lors n’ont que peu changé et qui concernent principalement l’infinitisimalité.

L’homéopathie se développe préférentiellement dans certains pays à des époques où la médecine conventionnelle offre peu d’alternatives efficaces ou est en crise :

- épidémies de choléra : 1829-1832 en Europe

                                     : 1846 à 1875 Europe, l’Amérique du Nord et du Sud

- la crise des années trente en Europe : le fléau de la tuberculose avant l’arrivée  des antibiotiques.

- aux USA, l’homéopathie prit un essor important à la fin du XIX siècle sous l’influence de Kent puis chuta avant de “renaître”  depuis une vingtaine d’année avec le new-age et l’approche holistique .

Aujourd’hui la prévalence de l’homéopathie est variable d’un pays à un autre:

- en Inde et au Brésil, elle est enseignée au même titre que la médecine conventionnelle

- en Grande Bretagne elle est soutenue par la famille royale et en partie intégrée

            ex: le Royal London Homoeopathic Hospital

Dans de nombreux pays ( Canada, Suisse, ...) l’homéopathie n’est pas uniquement pratiquée par les médecins ou les vétérinaires.

En France, elle est tolérée,  plus ou moins défendue ou attaquée en fonction des circonstances politiques.

 

 

Différentes écoles

            Très vite, les homéopathes se divisèrent tant sur le fond  que sur la forme. Ces divisions existent toujours. Pour simplifier nous distinguerons 2 tendances principales.

 

1) les unicistes ( pays francophone ) ou homéopathie classique ( pays anglo et germanophones ). Derrière J. T. Kent, ils basent leur prescription sur l’analogie entre les signes pathogénésiques et les symptômes du malade; ainsi  << la nosologie traditionnelle peut être utile dans la mesure où nous avons des relations publiques à entretenir, mais elle est inutile dans l’art homéopathique de guérir.>>

Ils utilisent préférentiellement:

-comme technique de prescription l’unicisme, ne prescrivant qu’un remède à la fois

-comme technique de choix du remède: la recherche des remèdes dans des répertoires (répertoire de Kent principalement ), répertoire regroupant les remèdes en fonction des symptômes relevés lors des pathogénésies, des intoxications ou reconnus par la pratique.

 

2) les pluralistes  ( pays francophone )  ou homéopathie clinique ( pays anglo et germanophones ). La prescription est  basée sur la compréhension des processus physio-pathologiques .

Ils utilisent préférentiellement :

-comme technique de prescription le pluralisme: prescription de plusieurs remèdes généralement en 3 plans différents : comme par exemple:

             - un remède intéressant le terrain                                                  

             - un remède intéressant le niveau lésionnel

             - un remède d’action local

-comme technique de choix du remède: des techniques basées sur la physio-pathologie, la pharmacologie,....

 

Mais  dans chacun de ces 2 groupes des divisions apparaissent en fonction de l’objectif thérapeutique que les praticiens désirent atteindre: la similitude permet en effet différents niveaux d’intervention en fonction des symptômes homéopathiques choisis dans  l’espace / temps du malade : je peux ne traiter que la crise aiguë de DAPP ou la considérer dans l’ensemble des “grattoses” à répétition  du chien.

 Ces divisions des homéopathes en écoles opposées  nuit à “l’image” de l’homéopathie.

Enfin à côté  de ces groupes d’homéopathes, l’héritage de Paracelse est repris et développé par R. Steiner au début du XX siècle au sein du mouvement anthroposophique .

 

L’homéopathie vétérinaire.

            Hahnemann considérait dès 1796 que l’homéopathie devait pouvoir être efficace chez l’animal. On retient classiquement le nom de Guillaume Lux, vétérinaire allemand , qui  utilisa avec succès l’homéopathie chez les chevaux  (1833 ); il inventa aussi l’isothérapie. A cette époque les remèdes à la disposition des thérapeutes étaient en nombre limité; un ouvrage de 1846, traduit de l’allemand , nous montre que les confrères utilisaient  une trentaine de remèdes, en 30CH,  principalement en dilution liquide .

Par la suite les vétérinaires homéopathes suivirent les écoles d’humaines et leurs divisions...

L’homéopathie vétérinaire souffre du fait que les pathogénésies n’aient été faites pratiquement toutes que chez l’homme.

En France, après 1950, l’homéopathie vétérinaire prit un essor sous l’influence entre autre de H. Quicandon, S. Kubicz, ....

La Société d’Homéopathie Vétérinaire fut crée en 1983 comme organisme de formation uniquement vétérinaire; elle intégra la CNVSPA en 1993 au sein du G.E.B.. Son originalité est d’enseigner les différentes techniques mises à la disposition du vétérinaire homéopathe ( unicisme, pluralisme ) afin de pouvoir mieux adapter l’homéopathie aux différentes pratiques de notre métier. Elle est en relation avec l’International Association for Vétérinary Homeopathy (I.A.V.H.).

 

 

Expérimentations, recherches et polémiques

            Les principales critiques faites à l’homéopathie concernent l’infinitésimalité et l’impossibilité théorique qu’en dessous d’une dilution 12CH  il reste encore une molécule (< Avogadro ). Ces critiques ont été faites dès l’époque d’ Hahnemann et on les retrouve encore parfois identiques aujourd’hui !

Les homéopathes ont toujours été tentés par l’expérimentation:

- par formation : les pathogénésies

- pour prouver l’efficacité de l’homéopathie

- pour comprendre comment fonctionne l’homéopathie..

Pendant longtemps les expérimentations  cliniques , chez l’homme ou chez l’animal,    se sont heurtées aux  points suivants:

- à une même maladie allopathique correspond différents remèdes allopathiques; il s’ensuit des difficultés statistiques pour interpréter les résultats

  • les résultats des expérimentations sont inconstants.
  •  

 Depuis une vingtaine d’années, sous l’impulsion des Laboratoires (Boiron, Dolisos, Weleda, …) et de groupes indépendants comme le G.I.R.I. - groupe international de recherche sur l’infinitésimal  qui réunit des chercheurs classiques- des résultats significatifs ont été obtenus. Ainsi pour Madeleine Bastide, professeur d’immunologie à la Faculté de pharmacie de Montpellier et fondatrice du GIRI:

1) le message homéopathique suit les lois régissant les ondes magnétiques.

3) le remède dilué/dynamisé agit selon un mode informationnelle et non mécanistique comme toute molécule conventionnelle. Ainsi:

            a)la réponse d’un organisme ou d’une cellule à une substance diluée et dynamisée est très sensible et varie notamment en fonctions des conditions du milieu et de l’environnement.

            b) une hypothèse est : si l’on considère le modèle des ondes radio, le remède homéopathique serait porteur d’une onde dont la fréquence correspondrait à la Similitude. Pour que l’organisme ou la cellule la comprennent il faut qu’ils soient sensibles à cette fréquence = la Similitude. La dilution/dynamisation agit sur l’amplitude et l’intensité de l’onde.

 

 En Europe ( sous l’égide de la Commission Européenne ) comme aux U.S.A. ( ministère de la santé ) des enquêtes ont été faites pour évaluer les nombreux articles scientifiques  publiés : évaluation par rapport aux critères scientifiques classiques .Les résultats de ces enquêtes indiquent qu’une vingtaine de publications  portant sur des expérimentations intéressants des hautes dilutions sont tout à fait recevables selon les critères classiques les plus stricts. Si on ne sait  toujours pas comment l’homéopathie “fonctionne”, il a été prouvé et reconnu officiellement qu’une substance diluée et dynamisée a une action biologique différente de celle d’un placebo.(Linde dans The Lancet 1997)

 

Mais ces enquêtes viennent d’être infirmées par une nouvelle publication.(Shang dans The Lancet 2005)

 

Alors : il faut “passer” par la recherche fondamentale .

 Il faut savoir que la plupart des publications concernent la recherche clinique : par exemple avec d’autres confrères nous avions montré qu’un traitement homéopathique donné pendant la grossesse chez la chienne et la truie, permettait d’avoir plus de petits vivants lors du sevrage.

Pour démontrer cela, nous utilisons les statistiques.

Or comme l’a bien expliqué Henri Atlan lors des Entretiens internationaux de Monaco en 2007, les statistiques ne sont qu’un outil ! Un outil dont le chercheur se sert pour prouver ou vérifier ce qu’il cherche. En recherche clinique, les facteurs environnementaux qui peuvent influencer les résultats sont nombreux. Aussi, l’existence de nombreux biais susceptibles de modifier les conclusions, sont soulignés immanquablement par les septiques ou les détracteurs. D’où ces conclusions contradictoires.

 

Pour les convaincre, il faut passer par la recherche fondamentale. En effet celle-ci, dans des conditions de laboratoire très strictes, limite les biais expérimentaux, permettant une réelle validation des résultats.

C’est ce qui manque aujourd’hui à l’homéopathie, alors que de tels résultats existent pour l’acupuncture, l’ostéopathie ou la phytothérapie.

 

Quant à l’effet placebo pouvant expliquer seul l’effet de l’homéopathie, cette explication est remise en cause par les vétérinaires,  notamment les ruraux, travaillant sur de très grands groupes d’animaux.

Ainsi, cet effet placebo s’il existe, quand on doit soigner 10000 poulets rassemblés dans un bâtiment d’élevage, il doit agir de la même façon pour l’allopathie et pour l’homéopathie !

Un confrère brésilien, Claudio Real, qui travaille dans le Matto  Grosso, me disait avoir soigné par l’homéopathie …plus de 6 millions de bovins.

A ce jour, il existe des travaux de recherche fondamentale, mais ils concernent surtout le vecteur, c’est-à-dire l’eau. De nombreux résultats montrent que dans les dilutions homéopathiques la structure physique de l’eau est modifiée… à suivre

 

Comment administrer le remède homéopathique ?

C’est simple !

Le médicament homéopathique se présente soit sous forme liquide ( ampoules, gouttes ) soit sous forme solide ( granules, doses, triturations ).

Dans tous les cas, chez l’animal, le médicament peut être mélangé dans l’alimentation, si celle-ci est mangée rapidement. De la même façon, dans l’eau de boisson, si l’intégralité est bue rapidement ; en effet il est probable que le remède perde de son activité dans de l’eau qui stagne.

Pour être certain que le médicament soit bien pris, il est possible de le mettre directement dans la bouche. Seuls les liquides alcoolisés peuvent être mal appréciés par les animaux (pas tous !) ; les granules, doses, trituration, solutions aqueuses n’ont pas de goût, ou très légèrement sucré, et il n’y a pas de problème d’administration.

Pour les liquides, chez le chien, il est inutile d’ouvrir en force sa gueule ; il suffit d’instiller le liquide à l’intérieur  de la babine inférieure, sur le côté de la bouche, dans la gouttière ainsi dégagée par les doigts. Puis de lever légèrement la tête du chien qui avale alors sans problème.

                                               Quelques  lectures.....

BASTIDE M. , L’homéopathie : une thérapeutique non conventionnelle, Le Biopattes, GEB-CNVSPA, n°7 sept. 1999

HAHNEMANN S., Doctrine Homéopathique ou Organon , Similia

Dossier dans LA RECHERCHE , L’homéopathie, une pratique à histoires, n° 310 juin 1998

TETAU  M. , Hahnemann, Aux confins du génie, Similia, 1998

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